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Ce qu’il faut retenir
- WordPress et PrestaShop montrent leurs limites sur les projets à fort besoin de performance, de structuration de données complexes et d’UX/UI ambitieuse.
- Payload CMS s’intègre nativement avec Next.js et offre une configuration par le code, idéale pour les projets sur mesure.
- La souveraineté des données est un critère clé pour les acteurs publics et les ETI soumis au RGPD.
Pourquoi WordPress et PrestaShop ne suffisaient plus
Chez ZoneMentale, nous avons longtemps travaillé avec WordPress et PrestaShop. Sur 90% des projets, ça fonctionne. Mais sur les 10% restants, quand le client demande une expérience utilisateur haute couture, des configurateurs produits sur mesure ou une alimentation multi-canal complexe, ces solutions s’effondrent.
En pratique, un WordPress standard avec ses plugins devient rapidement un gouffre à ressources serveur. Le chargement explose, l’éco-conception en prend un coup. Et côté équipe technique, maintenir un ensemble de 15 plugins ACF et 4 outils de cache, c’est fragile. La variance se paie cher.
Ce qui compte vraiment, c’est la capacité à modéliser le métier du client sans le détourner. WordPress n’a pas été pensé pour ça.
Le choix de Payload plutôt que Strapi
Strapi ? Excellent produit, je ne vais pas cracher dans la soupe. Mais chez ZoneMentale, nous avons besoin d’une intégration native avec Next.js, d’une configuration par le code et d’une solution 100% auto-hébergeable. Payload coche toutes ces cases.
Sur le terrain, l’intégration native de Payload avec Next.js change la donne : même codebase, même déploiement, pas de problèmes de CORS. Et la configuration en TypeScript versionnée sur Git simplifie le cycle de développement.
J’ajoute que Payload est plus mature sur les permissions, le multilingue et les hooks. Strapi, de son côté, a orienté sa roadmap vers le cloud SaaS. Pour nous, qui voulons garder la maîtrise de l’hébergement, ce n’était pas aligné.
Le rachat de Payload par Figma en juin 2025 n’a pas changé la donne. La licence MIT empêche toute appropriation rétroactive. À ce stade, Figma semble même renforcer le produit.
La souveraineté des données, un argument de poids
Si c’est complexe, c’est que c’est mal réglé. Les clients publics ou les ETI industrielles ont des exigences RGPD concrètes : hébergement français, sous-traitance maîtrisée, transparence. Payload, en open source, permet de répondre à ces cahiers des charges sans compromis.
Passons au concret. Nous hébergeons les données chez des partenaires français, avec des garanties environnementales solides. Pour un client comme Le Télégramme ou Trigano, c’est un vrai atout en fin de processus de décision.
Les PME, elles, ne demandent pas spontanément ce niveau de détail. Mais une fois expliqué, le sujet est rarement rejeté.
Payload : quand il faut modéliser le métier du client
Le vrai cas d’usage, c’est quand tu veux que le back-office parle la langue du client. Que le configurateur de produits, le catalogue multi-langues et l’espace client connecté soient cohérents. Là, WordPress devient un frein, Payload un allié.
- Modélisation métier : schémas de données sur mesure, champs nommés avec les mots du client
- UX/UI ambitieuse : Next.js permet des interfaces animées et instantanées
- Performance : consommation de ressources réduite, éco-conception facilitée
Bien sûr, tout n’est pas à jeter. WordPress est parfait pour un blog ou un site vitrine simple. PrestaShop pour une boutique e-commerce classique. Payload n’est pertinent que quand le projet justifie son coût.
Payload, une solution plus intuitive qu’il n’y paraît
On me demande souvent : “Est-ce que ton client va réussir à s’en servir ?” Réponse : oui, à deux conditions.
D’abord, il faut que la modélisation soit bien faite en amont. Si on nomme les champs comme le client parle, s’il retrouve son métier dans l’interface, alors l’adaptation est quasi instantanée. Ensuite, il faut former. Une heure à une demi-journée suffisent.
L’interface de Payload est sobre. Pas une jungle de plugins et de réglages comme WordPress. Les contributeurs ne voient que ce qui concerne leur métier. Et ça, c’est un soulagement.
Un CMS qui ne convient pas à tous les projets
Chez ZoneMentale, nous restons multi-stack. Chaque outil a sa place :
- WordPress pour les sites simples et les blogs
- PrestaShop pour les boutiques e-commerce classiques
- Shopify quand le time-to-market est prioritaire
- Payload + Next.js pour les projets exigeants en performance, structuration de données ou UX
Un bon artisan ne se limite pas à un seul outil. L’errores corrigées, c’est ça.