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Points clés à retenir
- ChatGPT en érosion : son usage chute de 88,6 % à 67,8 % en un an. Claude bondit à 51,2 %. Le réflexe unique disparaît.
- Multi-outil obligatoire : seulement 18,6 % utilisent ChatGPT seul. 63,8 % le combinent avec d’autres outils. Claude domine le remplacement.
- Bénéfices perçus en baisse : productivité -10 points, créativité -13 points. L’effet nouveauté est passé. L’IA devient une infrastructure, pas une magie.
ChatGPT n’est plus le réflexe unique
Le marché des assistants IA se rééquilibre. Notre enquête 2026, menée auprès de 807 professionnels du digital, le confirme sans ambiguïté : ChatGPT perd du terrain. Son taux d’utilisation passe de 88,6 % à 67,8 % en un an. Une chute de près de 21 points.
Le grand gagnant, c’est Claude. L’outil d’Anthropic passe de 18,3 % à 51,2 %. Il s’empare de la deuxième place. La plus forte progression de l’année.
Ce recul est transversal. Les métiers qui utilisaient le plus ChatGPT en 2025 sont les mêmes en 2026, mais leur part d’usage baisse partout :
- Acquisition (SEO/SEA) : 84 % (-10 points)
- Social media : 75 % (-15 points)
- Communication : 70,1 % (-19 points)
- Rédaction : 65,4 % (-20 points)
- Gestion de projet : 61,5 % (-25 points)
Passons au concret : la variance, ça se gère. Et ici, la tendance est claire : OpenAI perd son monopole de fait. Ce qui compte vraiment, c’est de comprendre pourquoi.
Ses utilisateurs s’engagent plus, mais en attendent moins
Paradoxe apparent : ChatGPT gagne en profondeur là où il perd en portée. La part d’abonnés payants passe de 39,4 % à 45 %. La fréquence d’usage reste stable : 61,7 % d’utilisateurs quotidiens, 30,5 % d’hebdomadaires.
Les usages restent variés :
- Corriger ou reformuler un texte : 64,4 %
- Produire du contenu : 59,8 %
- Générer des idées : 59,4 %
- Synthétiser des informations : 57,3 %
- Faire des recherches sur le web : 43,7 %
Mais les bénéfices perçus s’estompent. Le gain de productivité recule de près de 10 points (67,8 %). La créativité chute de plus de 13 points (40,4 %). En pratique, l’effet nouveauté s’est dissipé. L’outil atteint un plateau : il ne déçoit pas, mais il n’épate plus.
Décortiquons la structure : ce qui était perçu comme une révolution devient un outil banal. Si c’est complexe, c’est que c’est mal réglé. Les attentes s’ajustent, et c’est normal. Sur le terrain, les utilisateurs deviennent plus exigeants.
L’utilisation d’outils multiples devient la norme
Voici peut-être la rupture la plus marquante : seulement 18,6 % des professionnels utilisent uniquement ChatGPT. Les autres se répartissent en deux groupes :
- 63,8 % le combinent avec d’autres assistants IA
- 17,6 % l’ont remplacé par un autre outil
Dans les deux cas, un nom revient systématiquement : Claude. Parmi ceux qui ont remplacé ChatGPT, 69,6 % se tournent vers Claude. Loin devant Google Gemini (35,9 %). Parmi ceux qui complètent, Claude arrive encore en tête (64 %), suivi de Gemini (54,1 %) et Perplexity (23,7 %).
ChatGPT ne perd pas ses utilisateurs. Il perd son exclusivité. Ce qui compte vraiment, c’est le multi-outil. La norme aujourd’hui, c’est un stack d’outils spécialisés. Pas un couteau suisse universel.
Au-delà des assistants, l’avance d’OpenAI se réduit
Le recul de ChatGPT n’est pas un cas isolé. En additionnant tous les outils d’un même éditeur (texte, code, image, vidéo), OpenAI conserve la tête avec 70,9 % des répondants. Mais ses concurrents convergent.
Anthropic atteint 54 % avec seulement deux outils : Claude et Claude Code (utilisé par près de 30 % du panel). Google suit à 52,3 % (55 % avec NotebookLM). Google est le plus présent sur l’ensemble des usages, premier sur la vidéo avec Veo, deuxième sur l’image avec Nano Banana.
Deux trajectoires s’opposent. Google mise sur l’ubiquité, présent partout sans s’imposer nulle part. Anthropic avance avec peu d’outils, mais performants, pensés pour un usage professionnel. OpenAI n’est plus défié que sur le chatbot, mais sur l’ensemble de ses positions. Preuve : la fermeture de Sora, son générateur vidéo, en mars 2026, faute de rentabilité.
Passons au concret pour les dirigeants B2B : cette atomisation du marché est une opportunité. Elle permet de construire un pipeline d’acquisition sur des outils spécialisés, plutôt que de dépendre d’un seul acteur. La variance, ça se gère, et elle se gère avec une infrastructure adaptée.